H2O

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De l'eau. La boire. Y plonger. De l'eau pour épurer, accepter. Océan d'alcool? Absurde, insensé. Un océan de bière, de vodka, de whisky. Quelle sordide idée.
Oui de l'eau, rien que ça. Mon imagination fera le reste. Ou pas. Disfonctionnement, problème récurrent. La machine est exagérément rubigineuse. Un petit peu rouillée de ne pas avoir été utilisée. Les pièces sont, d'ailleurs, toutes dans un piteux état. Je n'ai jamais eu recours à aucune d'elle, d'où ce, votre désintéressement général, compréhensible et surtout acceptable.
Je ne vous en tiendrai pas rigueur, je vous le promets, même pas à vous, parce qu'entre nous, même moi je n'y aurais pas prêté attention. Quelle perte de temps au final.
Il n'y a vraiment rien à en tirer, aucune satisfaction intellectuelle, sexuelle ou visuelle. Je vous l'avais dit, un vrai gâchis.
Alors avancez, ne vous arrêtez jamais même pas par curiosité, accélérez, et fermez les yeux de préférence, ne vous attachez surtout pas, il n'y a pas de quoi, je vous le dis. Pas de pitié, pas d'amour, pas d'amitié. Indifférence. Et tranquillité.
Je m'y accoutumerai, je vous remercierai.
Je perdrai la notion de tout.
Je ne connaîtrai plus tout ce qui vous rend si vulnérables, vous, piètres humains.
Je serai au dessus de vous, dénuée de sentiments absurdes. De futiles souffrances.
Vos amitiés hypocrites. Vos amours biaisés. Votre amour propre. Vos compétitions incessantes. Votre manque de confiance. Vos angoisses. Vos peurs. Vos changements déroutants. Vos attachements inexpliqués. Votre complexe d'infériorité. Vos complexes. Vos merveilleux sourires. Votre infinie tristesse. Votre façon de tourner les pages. De les jeter brusquement comme de vulgaires objets. De vous laisser berner par des illusions abjectes. Trop de chimères ou pas assez.





Oui, je serai assurément au dessus.
Au dessus de vous, de moi.

# Posté le samedi 16 mai 2009 14:09

Modifié le lundi 22 juin 2009 15:22

" La partie de la personne qui a reçu le coup souffre et se nécrose, tandis qu'une autre, mieux protégée, encore saine mais plus secrète, rassemble avec l'énergie du désespoir tout ce qui peut donner encore un peu de bonheur et de sens à suivre " Boris Cyrülnik

" La partie de la personne qui a reçu le coup souffre et se nécrose, tandis qu'une autre, mieux protégée, encore saine mais plus secrète, rassemble avec l'énergie du désespoir tout ce qui peut donner encore un peu de bonheur et de sens à suivre "   Boris Cyrülnik
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Elle profitait simplement de cette belle journée, pour la première fois depuis longtemps elle ne se posait aucune question, elle était tout simplement là. Le ciel était d'un bleu vif et éclatant et le soleil de ses rayons ardents et dorés venait réchauffer et illuminer son visage refroidi et terni par l'hiver qui venait de s'achever la veille. Elle ne s'en était pas aperçue mais c'était le premier jour du printemps, la saison des fleurs et des papillons, des amoureux et des hormones, la période pendant laquelle elle avait été conçue. Elle écoutait les quelques chansons que pouvait contenir son vieux MP3 en espérant que la pile tienne encore un peu. Elle était détendue, presque sereine. La voiture roulait et rien n'arrivait à la sortir de sa béatitude nouvelle et tellement agréable, ni les histoires de cette femme qu'elle trouvait agaçante, ni même le tas d'ordures à l'extérieur qui d'habitude l'insupportait et la désolait, rien ne venait troubler ce sentiment de quiétude dans lequel elle baignait.
Cette sensation la happa soudainement, comme autrefois, la tristesse le faisait.

Elle ne pensait plus à lui et même si son esprit la trahissait parfois, elle savait que dorénavant elle résisterait, qu'elle ne retomberait plus dans le piège. Dans aucun autre piège.
La comédie avait assez duré.

Elle a longtemps vécu pour les autres, longtemps elle a agi en fonction d'eux, à en oublier presque ce qu'elle désirait elle-même, mais elle a compris, un peu trop tard sans doute que personne ne méritait ce sacrifice, sacrifice fait dans l'espoir d'avoir un jour une certaine influence sur leur vie et une place dans leur quotidien, aussi insignifiante soit-elle.
Désormais, elle ne vivra que pour elle, plus aucune décision ne sera prise en fonction d'une quiconque personne.
Elle sera forte, elle se forcera à l'être jusqu'a ce qu'elle en soit habituée.

Ses membres se dégourdissent de jour en jour, bientôt elle retrouvera la liberté de mouvement qu'elle n'a d'ailleurs jamais eu, elle goûtera à cette chose nouvelle dont l'odeur l'a fait déjà saliver.
Sans doute l'odeur de la liberté ...



Mais, elle gardera, au fond d'elle et parce que c'est dans sa nature, l'amour qu'elle porte aux quelques personnes, qui elle l'espère ne la décevront jamais.



Il lui a fait voir les choses sous un autre angle, et la vie d'un oeil très différent. Merci A. Et pas rien que pour ça.



# Posté le dimanche 22 mars 2009 18:17

Modifié le mercredi 25 mars 2009 19:08

Si tu peux supporter d'entendre tes parolesTravesties par des gueux pour exciter des sots,Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches follesSans mentir toi-même d'un seul mot. Rudyard Kipling.

Si tu peux supporter d'entendre tes parolesTravesties par des gueux pour exciter des sots,Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches follesSans mentir toi-même d'un seul mot. Rudyard Kipling.
J'aurais aimé avoir une chose à laquelle j'aurais pu m'accrocher, un espoir qui m'aurait fait avancer, un amant caché que j'aurais secrètement aimé, un but à atteindre qui m'aurait motiver, un rêve que j'aurais souhaité réaliser, un avenir aux traits manifestes et indubitables que j'aurais voulu accomplir.
J'ai simplement peur de m'éteindre, de perdre peu à peu tout ce que je suis ou plutôt tout ce que j'étais, j'ai peur qu'ils arrivent à faire disparaître tout ce qui fait que je suis moi à la rapidité d'une vague qui viendrait effacer un mot qu'on a maladroitement gribouillé sur le sable. J'ai peur de perdre l'optimisme et la badinerie que j'avais et dont je ne m'étais jamais vraiment rendue compte, peur détruire la petite partie de moi qui a toujours voulu croire que l'amour existait, que toutes les fins étaient inévitablement heureuses, que la tristesse et la déception ne duraient qu'un temps.
Peur de devenir aigrie...







# Posté le samedi 31 janvier 2009 13:52

Modifié le lundi 16 février 2009 10:27

Se sentir impuissante.

Se sentir impuissante.
___________Faire semblant. Aller dans cette foutue fac le matin et s'attendre au pire, leur dire bonjour avec ce sourire qu'ils croient sincère, rire en coeur, sortir à l'occasion et penser qu'on est en vie. Les regarder, se rendre compte de la grande place qu'ils ont pris dans ma vie et douter de celle que j'ai dans la leur. Le voir s'éloigner de jours en jours, ne plus savoir quoi faire, rester les bras croisés. Ne plus être moi-même avec lui, avoir l'impression de me décomposer au fil des minutes, que chaque instant qui s'en va emporte avec lui un pan de mon être. Ne plus savoir qui je suis vraiment, ne l'avoir jamais su. Être obligée de se détacher de lui, parce que le départ est proche et imminent. Être dans l'attente encore et toujours, cette attente qui vous ronge de l'intérieur. Attendre que ça change, attendre qu'il revienne, attendre d'être guérie. Vouloir oublier sans pouvoir le faire, essayer vainement de tout reconstruire. S'éssoufler.Se persuader qu'il n'était pas aussi spécial que je le pensais et ne pas croire à ce mensonge, pas une seule seconde. Les écouter me dire qu'il faut que j'oublie et ne pas pouvoir leur faire comprendre que j'en suis incapable. Ne pas avoir la capacité de tout laisser tomber. Espérer encore. Se vexer pour une parole, et ne pas pouvoir lui expliquer à quel point cela nous blesse. Sentir son coeur se comprimer. Se laisser submerger malgré soi.Ravaler sa peine. Se montrer faible et vulnérable. Faire mine de rien sans forcément y parvenir. Faire semblant de sourire, de vivre...








Se rendre compte, qu'à ses yeux, je ne suis qu'une fille parmis tant d'autres...

# Posté le samedi 27 décembre 2008 07:31

Modifié le mardi 30 décembre 2008 08:46

J'arrêterai de tourner en rond quand le vertige deviendra épouventable, atroce, insoutenable. Ou peut-être que je tournerai encore plus vite.

J'arrêterai de tourner en rond quand le vertige deviendra épouventable, atroce, insoutenable. Ou peut-être que je tournerai encore plus vite.
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J'ai envie de hurler quand ce profond dégoût s'empare brusquement de moi.
Tu sais je leurs en veux, je leurs en veux malgré moi, malgré toute la bonne foi que j'y mets, tous les bons conseils qu'on me donne.
Je leur en veux de pouvoir passer du temps avec toi.
Je leur en veux que tes sourires leurs soient adressés.
Je leurs en veux d'avoir la capacité de te retenir alors que moi, tu me files entre les doigts.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 15:58

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 16:36