Il l'a planté voilà à présent un bon mois, et maintenant il s'amuse à le remuer le plus énergiquement possible. Cela doit lui procurer une joie immense ou peut-être ne s'en rend t-il même pas compte. Oui sûrement. C'est du gâchis alors, autant que mon malheur serve à quelque chose, comme à redessiner un sourire machiavélique sur ses lèvres, à faire naître en lui un semblant de bonheur, une certaine satisfaction...
Chaque remarque, chaque compliment m'ébranle un peu plus. Chaque sourire qu'il leur adresse, le réconfort qu'il leur apporte avec ses câlins me donnent envie de gerber. Elles ont le droit à toute son attention, toute sa bonne humeur et puis quand mon tour arrive enfin, il ne reste plus rien. Que de l'amertume, de la rancoeur et des désillusions. Deux ou trois mots lancés comme ça par pitié ou politesse.